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L’art de l’intentionnalité

Chapitre VII:
L’art de l’intentionnalité

 

Gourou de yoga et Montréalaise, Kassandra Reinhardt, de Yoga with Kassandra, commence chaque classe avec un exercice d’établissement d’intentions. Cette intention est censée guider votre pratique et le reste de votre journée. Dans son livre, Year of Yoga: Rituals for Every Day and Every Season (2022), elle encourage ses lecteurs à articuler une intention à l’aide des questions suivantes: “Why am I stepping on my mat today? What motivates me to practice? What does this practice have to teach me?” (18). La plupart d’entre nous ont entendu une version de ces questions dans une classe de yoga, même les participants de yoga irréguliers comme moi qui ont acheté 10 classes the Moksha non remboursables en 2011 et qui pensent encore utiliser un jour. Ce moment d’honnêteté et de vulnérabilité avec soi-même peut être intimidant. Il est commun de faire chou blanc, parce que les réponses à ces questions peuvent êtres compliquées, et parce qu’on ne prend pas assez le temps, dans nos vies quotidiennes, de réfléchir à nos intentions. Mais après tout le temps perdu durant la pandémie, qui ne veut pas être plus attentionné avec son temps, ses interactions, son corps, sa santé, son futur?

 

La plus belle surprise c’est que définir ses intentions peut se faire n’importe où, à propos de n’importe quoi, et avec un seul mot. Un petit mot chuchoté à soi-même peut faire la différence entre trouver la paroi abrupte d’une montagne à gravir un peu trop escarpée ou plutôt percevoir, dans le rocher, des marches au sommet. Que vous fassiez de la course, de la bicyclette, ou du yoga, se préciser une intention qui peut être articuler en un seul souffle est l’équivalent mental de se laisser des petites notes d’encouragement sur le miroir (c’est aussi moins cher et plus pratique : ça coûte extra amener son miroir au yoga.) Lorsqu’on visualise la constellation de mots sur laquelle les gens se concentrent pour relever un défi physique—patience, focus, gratitude, puissance, ouverture, calme, compassion—il en ressort une image de discipline mentale nécessaire pour consacrer son corps et son temps à un sport. L’esprit aussi est un muscle, aiguisé par l’établissement d’intentions. Au fil du temps, avec de la pratique, cela devient presque un art : une activité imaginative et un acte d’expression de soi qui élève votre pratique à un niveau bien au-delà de votre tapis, au-delà de votre vélo ou de la piste. Les gens projettent leurs histoires et leurs expériences dans ces mots, des mots qui transportent des intentions de toutes formes et tailles.

 

Le Dhammapada, un recueil de versets bouddhistes, enseigne que l’intention précède toujours l’action. L’intention dans le bouddhisme est synonyme de volition et de directionalité. C’est une façon de s’orienter dans le monde et de le parcourir de manière délibérée. L’intention change tout, selon l’histoire du moine aveugle Cakkhupāla dans la Dhammapada. Une nuit, alors qu’il faisait sa promenade nocturne de méditation, Cakkhupāla s’est déplacé plutôt maladroitement à travers le monde, semble-t-il, et a écrasé tous les insectes le long de son chemin.  Le lendemain matin, les autres moines découvrent la piste des insectes morts, comme les petits détectives du monastère qu’ils sont, et accusent Cakkhupāla de meurtre parce que les moines ça ne niaisent pas. Bouddha, que j’imagine à l’image de Keanu Reeves pour une raison quelconque, calme tout le monde et explique que Cakkhupāla est innocent puisque son intention n’était pas de tuer les insectes, mais de méditer. Le reste de l’histoire dégénère rapidement en feuilleton bouddhiste quand il est révélé que dans une autre vie Cakkhupāla était un médecin qui a aveuglé ses patients – je ne l’avais pas vu venir celui-là! Ce petit fait cocasse à part, l’histoire de Cakkhupāla illustre que la pratique de l’intention est enracinée dans un discours qui confond les chemins physiques avec les chemins spirituels. Cela confirme ce que tant de coureurs savent déjà, que la course et la méditation sont des voies apparentées vers la transformation mentale.

 

Ce lien de parenté révèle que l’établissement d’intention peut être une puissante activité conceptuelle dans la course. Nous savons tous que sortir courir nécessite beaucoup de concentration mentale: vous devez vous concentrer sur le fait de commencer une course et de la terminer, sinon vous ne ferez probablement ni l’un ni l’autre. Les coureurs ont déjà tendance à définir des intentions pour leurs courses, qu’elles soient grandes ou petites, sans nécessairement s’en rendre compte ou y penser comme tel. Mais lorsqu’ils fixent les intentions de leurs courses avec, eh bien, plus d’intentionnalité, avec plus de sens de ce qu’ils mettent en avant ce jour-là, cela éclaire les progrès qu’ils font non seulement en tant que coureur, mais en tant que personne. En ce sens, courir est une forme de méditation en mouvement: sortir pour courir vous fait explorer le monde extérieur et le monde à l’intérieur de vous; vous pouvez couvrir autant de terrain mentalement que vous le faites physiquement; vous apprenez à synchroniser votre esprit et votre corps, à vous écouter et à porter vos intentions avec vous partout où vous allez. Nous considérons la méditation comme un état de calme, mais les Bouddhas vivent une vie errante et méditent en marchant. Ce qui signifie que courir est une sorte de méditation super-mobile, une forme de super-bouddhisme, si vous voulez.

 

Personne ne le sait mieux que le super-bouddhiste Bruce Willis.  En 1988, Bruce s’est appuyé uniquement sur le dévouement, la course et les armes automatiques pour vider à lui seul tout un gratte-ciel rempli de terroristes avec des cheveux incroyablement magnifiques dans un petit miracle de Noël connu sous le nom de Die Hard. Bruce ne s’est pas réveillé ce jour-là avec l’intention de faire exploser une cage d’ascenseur et de jeter les gens par les fenêtres. Nous savons, sur la base de l’ours en peluche qu’il transporte autour de l’aéroport, que comme Cakkhupāla, Bruce a commis des erreurs dans le passé et n’est certainement pas le donneur de cadeaux le plus réfléchi, mais il n’est pas un meurtrier. Bruce tue-t-il un nombre excessif de personnes ce jour-là? Oui, 100 pour cent. Mais il le fait pieds nus, courant de haut en bas, scintillant de dévouement, comme un super-Bouddha dans un débardeur. Bruce est la preuve que vous pouvez trouver un conduit de ventilation à travers n’importe quel obstacle avec les bonnes intentions.

 

Bien sûr, définir une intention n’a pas besoin d’être si extrême. Tout le monde ne cherche pas à Yippee-ki-yay leur chemin à travers une vie de vigilantisme. Certains d’entre nous se contenteraient d’un petit Yippee ici et d’un peu de ki-yay par-là.  Une autre leçon que nous pouvons tirer du yoga est qu’une intention peut être un petit objectif. C’est probablement toujours une bonne idée de diriger un peu d’intentionnalité vers réussir un saut du toit de Nakatomi Plaza, juste au cas où, mais un objectif plus modeste pourrait être de montrer de la patience lors de votre prochaine course. Chaque coureur s’entraîne pour augmenter son rythme, souvent plus tôt qu’il ne le devrait. En fixant une intention de patience au lieu de vitesse, les coureurs peuvent maintenir une énergie plus stable tout au long de leur course et minimiser les sentiments de frustration. Développer des compétences d’autorégulation par l’intentionnalité tout en courant a de larges avantages au-delà de la piste dans une foule de situations qui peuvent également drainer rapidement votre énergie. Avec le monde presque complètement ouvert après une si longue période d’isolement, par exemple, socialiser à nouveau et plus fréquemment peut être une perspective stressante. La simple intention de calme peut être un outil étonnamment efficace pour gérer votre respiration et rester centré dans des environnements accablants. La gratitude est un autre geste relativement petit autour duquel une course, une promenade ou une pratique de yoga de tous les jours peut permettre d’apprécier le privilège d’avoir un corps qui fonctionne.

 

L’établissement d’intentions joue un rôle clé dans la formation d’un sentiment de communauté dans la course. Prenons l’exemple des amies Olivia et Katherine qui s’entraînent actuellement pour le Waterfront Marathon de Toronto. Je leur ai posé les trois questions de Kassandra sur l’établissement des intentions et j’ai appris que, individuellement, Olivia et Katherine passe à travers leurs séances d’entraînement à l’aide d’intentions légèrement différentes. Olivia se fixe de petits objectifs sans pression en ce qui concerne la durée de ses courses et reste concentrée mentalement sur le sentiment de relaxation qu’elle éprouve après une course. Katherine aime la romance et les rythmes de la course à pied dans les quartiers calmes, le sentiment euphorique dans son cœur, ses poumons et ses muscles, et a hâte d’écouter une playlist ou un podcast préféré. Mais elles partagent également une raison commune de se présenter à leurs courses: leur amitié. En s’inscrivant ensemble pour courir le Waterfront Marathon de Toronto, Katherine et Olivia savaient qu’elles pouvaient compter sur l’autre pour avoir le sens de la responsabilité. Leur principale raison de sortir de la porte et de trouver la motivation de courir est l’autre. En respectant le temps et les intentions de chacun, elles apprennent à mieux se connaître.

 

Comme pour beaucoup de choses vues à travers le prisme de la course, l’établissement d’intentions est une habitude beaucoup plus axée sur la communauté que ce à quoi on pourrait s’attendre au départ. C’est un acte de protection de notre santé, de projection de bonne volonté dans le monde et de conscience de notre impact sur les autres. En ce sens, l’établissement des intentions fonctionne selon certains principes de durabilité, de renouvellement et de vie plus lente. PRAISE essaie de refléter ces principes dans son approche consciente des vêtements de sport. Chaque fois que cela est possible, PRAISE prend un moment pour prendre du recul et fonctionner avec intention. Pour ce nouveau chapitre, l’équipe de conception a créé une palette de couleurs qui évoque un style de vie de présence et de conscience, des couleurs telles que Mantra, une nuance profonde de bordeaux canalisant la magie de l’établissement d’intentions personnelles - et les pouvoirs mystiques du bon vin; Salve, un rappel bleu clair que les bonnes intentions peuvent guérir; Butternut, pour des vibrations d’encens jaune brûlé; Café, pour l’éveil et la mise au point, avec un soupçon de lait pour la douceur; et Canvas, une crème de bruyère qui célèbre le potentiel non réalisé.

 

Pour la course à pied et pour PRAISE, ce potentiel est infini. La course à pied est à la base de toutes nos intentions, tout comme elle est à la base du programme d’exercices multidisciplinaires de tant de gens. Courir peut faire de vous un meilleur cycliste, un meilleur boxeur, un meilleur yogi, probablement même un meilleur mangeur compétitif, si c’est votre truc. La course à pied est le guide d’un mode de vie sain et l’objectif dans lequel PRAISE est basé alors que nous continuons à renforcer nos propres intentions et à les intégrer dans notre mission en constante évolution. Nous espérons qu’après la lecture de notre blog vous serez enclin à faire de même lors de votre prochaine course. Avant de fixer votre montre, pensez à ce mot qui donnera le ton et l’humeur de votre pratique: patience, gratitude, zen, peut-être même amour de soi. Quelle que soit votre pratique, soyez présent dans ce moment rare avec vous-même. Laissez vos soucis sur la piste, le vélo ou le tapis, afin que vous puissiez être plus gentil et plus calme, comme le super-bouddhiste que vous êtes. 

 

Souhaitant à tous les coureurs une saison de course amusante et enrichissante, une fin de saison heureuse à nos cycliste féroces et une transition en douceur vers la pratique en salle à nos collègues yogis. Si votre sport n’est pas mentionné ici, ne vous sentez pas exclu. Peu importe ce que vous faites, continuez à vous manifester et à pousser votre esprit et votre corps. Et n’oubliez pas de partager vos accomplissements avec votre entourage, car vous inspirerez les autres. Atteindre le sommet de n’importe quelle montagne est une accumulation de petits pas. Une fois que vous atteignez le sommet, vous profiterez d’une vue inégalée sur tout le travail dédié à vous améliorer.

 

Écrit par Jess Elkaim en collaboration avec les designers et créateurs derrière PRAISE ENDURANCE.